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damouredo.com Carré

20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 06:00

Voilà Florence, le rendez-vous est arrivé

Chaque 20 du mois, c’est bien noté

Sur un thème nous nous retrouvons

Chacune dans son coin réfléchissons

Ce mois ci parlons de poésie

Je cogite un peu et rends ma copie

Qui tient la route sans prétention

l'essentiel est que nous nous amusions

Rendez-vous le mois prochain

Le thème choisi sera le tien !!



 

 

Mais par quel angle prendre la chose ??? je ne suis en effet pas particulièrement amatrice de poésie, j'en lis peu,  mais suis toutefois parfois très touchée par un texte, ou amusée par un autre.

 

En y réfléchissant,  je fais le lien entre poésie et cinéma, tel dans ce film là...  

 

 

 

 

    les-bronzes.png

     et je revois Christian Clavier en mini slip de bain déclamant du St John Perse

   

Azur ! Nos bêtes sont bondées d’un cri !

Je m’éveille, songeant au fruit noir de l’Anibe dans sa cupule verruqueuse
et tronquée ... Ah bien ! Les crabes ont dévoré tout un arbre à fruits mous.
Un autre est plein de cicatrices, ses fleurs poussaient, succulentes, au tronc.
Et un autre, ou ne peut le toucher de la main, comme on prend à témoin, sans qu’il pleure
aussitôt de ces mouches, couleurs ! ...
Les fourmis courent en deux sens.
Des femmes rient toutes seules dans les abutilons, ces fleurs jaunes-tachées-de-noir-
pourpre-à-la-base que l’on emploie dans la diarrhée des bêtes à cornes ...
Et le sexe sent bon.
La sueur s’ouvre un chemin frais.
Un homme seul mettrait son nez dans le plis de son bras.
Ces rives gonflent, s’écroulent sous des couches d’insectes aux noces saugrenues. La
rame a bourgeonné dans la main du rameur.
Un chien vivant au bout d’un croc est le meilleur appât pour le requin ...
- Je m’éveille, songeant au fruit noir de l’Anibe ; à des feuilles en paquets sous l’aisselle
des feuilles.

Ou encore dans mon cultissime top 10 des films d'amour que je suis capable de voir et de revoir, le poème dit au moment de l'enterrement, et c'est radical à chaque fois je pleure !!

 

 

4-mariages.png

 

 

 

Arrêter les pendules Arrêter les pendules, couper le téléphone,
Empêcher le chien d'aboyer pour l'os que je lui donne,
Faire taire les pianos et les roulements de tambour
Sortir le cercueil avant la fin du jour.

Que les avions qui hurlent au dehors
Dessinent ces trois mots Il Est Mort,
Nouer des voiles noirs aux colonnes des édifices
Ganter de noir les mains des agents de police

Il était mon Nord, mon Sud, mon Est, mon Ouest,
Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste,
Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson.
Je croyais que l'amour jamais ne finirait : j'avais tort.

Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye
Démonter la lune et le soleil
Vider l'océan, arracher les forêts
Car rien de bon ne peut advenir désormais.

-- Wystan Hugh Auden (1907-1973)

 

 Enfin pour le dernier INVICTUS, titre d'un film de Clin Eastwood, mais surtout le poème préféré de Nelson Mandela de l'écrivaint Wiliam Ernest Henley.

 

    invictus.jpg

 

 

Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puit où l’on se noie,
Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
Pour mon âme invincible et fière,

Dans de cruelles circonstances,
Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Meurtri par cette existence,
Je suis debout bien que blessé,

En ce lieu de colère et de pleurs,
Se profile l’ombre de la mort,
Et je ne sais ce que me réserve le sort,
Mais je suis et je resterai sans peur,

Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

 

 

Voilà je file voir la poésie déclinée chez les autres copinautes, rendez-vous chez Florence pour avoir les liens.

 

Bon week-end.

 

 

 

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commentaires

Florence 27/07/2013 17:43


J'ai découvert ce poème dans invictus très récemment. Comme je vais peu au cinéma, je vois les films avec un décalage certain, mais les bons arrivent toujours jusqu'à moi. Quant à celui de 4
mariages...Il me transforme invariablement en madeleine. Il est si beau et si poignant ! Et pour être franche, je n'avais pas gardé souvenir du poème des bronzés. Merci d'attirer mon attention
dessus. C'est amusan de voir que nous avons chacune nos propres sensibilités mais qui se rejoignent toujours quelque part. Merci pour ce billet, et son ouverture poétique ! Belle journée. Bises

mamylor 20/07/2013 17:21


voilà un trés joli billet, j'aime trop, quel joli ouverture d'esprit,


belle soirée

passiflore 20/07/2013 14:31


Défi bien relevé!!La poésie dans les films???Jamais je n'y aurais pensé!Enfin tu me connais!!!Moi et le
cinéma!


Bon dimanche et bizzzz

marie-paule 20/07/2013 08:02


Ca commence bien ton billet avec ta plume de poète !


Comme d'hab j'ai raconté mes souvenirs d'école, et maintenant tu vois la poésie dans les films et moi dans les chansons.


Parfaite illustration je trouve.